Cette paire de sculptures en bronze, attribuĂ©e Ă J. Ferres, incarne une exploration sobre de la figure fĂ©minine assise. Les volumes, finement Ă©quilibrĂ©s, tĂ©moignent dâune approche rĂ©flĂ©chie du modelĂ© et dâune attention particuliĂšre portĂ©e Ă la posture corporelle, chaque silhouette Ă©voquant la retenue et la quiĂ©tude. La sensibilitĂ© du travail de surface sâobserve dans le traitement calme des masses, et la composition retenue rĂ©vĂšle une volontĂ© dâabstraction discrĂšte propre Ă une certaine modernitĂ© du XXe siĂšcle. Lâartiste se concentre sur les attitudes plus que sur les dĂ©tails individuels, offrant deux variations oĂč la pose devient langage silencieux. Ămanant dâAndorre, ces oeuvres se distinguent par leur dimension intimiste et la densitĂ© du matĂ©riau. Elles proposent un dialogue formel subtil, soulignant la notion de dualitĂ© et de complĂ©mentaritĂ©, tout en laissant Ă lâobservateur la libertĂ© dâune interprĂ©tation personnelle.
La prĂ©servation de lâobjet apparaĂźt globalement satisfaisante. Le bronze prĂ©sente de lĂ©gĂšres traces dâusage caractĂ©ristiques de la pĂ©riode, sans altĂ©ration structurelle observable Ă ce stade. Un examen complĂ©mentaire sâavĂ©rerait cependant nĂ©cessaire pour permettre une Ă©valuation plus approfondie des patines et des assemblages.