Ce grand vase couvert en jade vert la prĂ©gnance symbolique du rĂšgne animal dans lâornementation de la fin de la dynastie Qing. La finesse du travail de la pierre rĂ©vĂšle des dragons aux corps ondoyants se mĂȘlant aux silhouettes stylisĂ©es de phĂ©nix, Ă©vocation de motifs propitiatoires ancrĂ©s dans la tradition chinoise. Les proportions Ă©quilibrĂ©es du vase, culminant Ă 42 centimĂštres, invitent Ă contempler le dialogue entre sa forme architecturale et lâexubĂ©rance mesurĂ©e de son dĂ©cor. Le jade vert, matĂ©riau prĂ©cieux et codifiĂ©, confĂšre Ă lâobjet une densitĂ© visuelle autant quâune grande soliditĂ©, renforçant sa destination symbolique autant quâornementale. La piĂšce se rattache ainsi Ă la production tardive de la dynastie Qing, oĂč lâexpertise lapidaire se double dâune recherche certaine de monumentalitĂ©. Peu dâĂ©lĂ©ments permettent cependant dâen prĂ©ciser les ateliers ou lâusage exact, lâobjet demeurant avant tout tĂ©moignage dâun certain goĂ»t pour la virtuositĂ© ornementale.
Examen prĂ©liminaire: le vase prĂ©sente un Ă©tat considĂ©rĂ© comme bon, sans fissures ni restaurations apparentes sur la structure principale. De lĂ©gĂšres traces dâusure superficielles peuvent toutefois ĂȘtre constatĂ©es, notamment sur certaines arĂȘtes saillantes. Une Ă©tude plus approfondie pourra affiner ce constat.