Cette sculpture en marbre, intitulée « Venus », l’attachement du XIXe siècle à la revisite des canons classiques. La figure adopte une posture subtilement déhanchée, révélant une maîtrise certaine du traitement du volume et de l’anatomie, dans la lignée des grands modèles antiques. Lissée par le poli du marbre, la surface invite à une contemplation méditative, tandis que la verticalité de l’ensemble renforce la présence sculpturale. La provenance andorrane de l’œuvre offre une singularité qui s’écarte des principales écoles méditerranéennes, et suggère une dynamique artistique régionale, à la fois attentive à l’héritage classique et porteuse d’expressions locales. L’absence d’attribution précise rappelle la circulation de modèles et la diversité des ateliers actifs à l’époque. La hauteur de 112 cm inscrit la pièce dans une dimension domestique ou décorative, tout en autorisant une appréciation détaillée du travail du sculpteur. Cette Venus demeure une discrète médiation entre l’idéalisation antique et les sensibilités du XIXe siècle.
État de conservation non communiqué et nécessitant une expertise plus poussée. Aucun défaut notable n’est visible en l’absence d’examen de visu, mais la prudence s’impose quant à l’éventuelle présence de restaurations antérieures ou de fines altérations de surface. Rapport préliminaire.