Ce vase en porcelaine Ă©maillĂ©e sâĂ©lĂšve avec solennitĂ© sur une hauteur remarquable de 70 cm, illustrant un savoir-faire classique caractĂ©ristique des productions europĂ©ennes entre le XIXe et le XXe siĂšcle. La thĂ©matique du « cent cerfs », souvent associĂ©e Ă une iconographie de faste ou de cĂ©lĂ©bration cynĂ©gĂ©tique, suppose un dĂ©cor abondant, rĂ©alisĂ© en rĂ©serve ou en relief, dont la richesse attire le regard et suggĂšre un long travail de composition. Imposant par ses proportions, lâobjet sâinscrit Ă la croisĂ©e de lâobjet dâapparat et du dĂ©cor utilitaire, faisant intervenir des techniques dâĂ©maillage vraisemblablement maĂźtrisĂ©es et soulignant le choix dĂ©libĂ©rĂ© de la porcelaine comme support. Lâabsence dâattribution prĂ©cise laisse en suspens lâancrage exact de cette piĂšce dans la production cĂ©ramique de lâĂ©poque, tout en autorisant une apprĂ©ciation gĂ©nĂ©rale de son esthĂ©tique sobre et narrative. La rĂ©fĂ©rence Ă Andorre comme origine permet dâenvisager une circulation large des influences, dans une production artistique oĂč motifs animaliers et imageries Ă©laborĂ©es rĂ©vĂšlent une synthĂšse dâapports rĂ©gionaux, toutefois sans documentation dĂ©taillĂ©e permettant un rattachement dĂ©finitif Ă .
LâĂ©tat de conservation gĂ©nĂ©ral nâa pas pu ĂȘtre vĂ©rifiĂ© de maniĂšre exhaustive. Quelques usures ou manques pourraient ĂȘtre prĂ©sents en surface, typiques des piĂšces anciennes de cette taille et matiĂšre. Un examen approfondi sâimpose avant toute conclusion dĂ©finitive, aucune restauration nâĂ©tant attestĂ©e Ă ce stade.