Ce tapis japonais, datĂ© dâenviron 1900, illustre la technicitĂ© des ateliers nishijin-ori, rĂ©putĂ©s pour la sophistication de leurs textiles. La prĂ©sence de fils de soie associĂ©s Ă la feuille dâor suggĂšre une fabrication orientĂ©e vers le raffinement dĂ©coratif, oĂč la qualitĂ© du tissage et lâĂ©clat des matĂ©riaux confĂšrent Ă lâobjet une forte prĂ©sence visuelle. La structure longitudinale (150 Ă 55 cm env.) sâinscrit dans la tradition des ornements de grande dimension, probablement destinĂ©s Ă lâintĂ©gration dans un espace cĂ©rĂ©moniel ou rĂ©sidentiel de prestige. Les motifs â bien que non dĂ©taillĂ©s ici â empruntent vraisemblablement Ă lâiconographie de la fin de lâĂ©poque Meiji, oĂč le Japon conjugue innovations industrielles et respect des motifs classiques. La composition Ă base de soie et de feuille dâor tĂ©moigne dâun savoir-faire mĂ©ticuleux. Chaque fil est susceptible dâavoir Ă©tĂ© travaillĂ© afin de produire une interaction singuliĂšre avec la lumiĂšre, accentuant ainsi le caractĂšre prĂ©cieux du tapis, lequel se distingue tant par la finesse de son exĂ©cution que par la rare combinaison des matĂ©riaux employĂ©s.
Rapport prĂ©liminaire rĂ©servĂ©: lâĂ©tat prĂ©cis de conservation nâest pas communiquĂ©. Les photographies et la description ne permettent pas de conclure quant Ă la fraĂźcheur des matĂ©riaux ni Ă dâĂ©ventuelles restaurations. Une Ă©valuation in situ reste indispensable avant tout engagement dĂ©finitif.