Ce tapis, traditionnellement associĂ© aux communautĂ©s Baloutch rĂ©parties entre lâIran et lâAfghanistan, tĂ©moigne dâune esthĂ©tique tribale marquĂ©e par une prĂ©dominance de teintes sombres, souvent relevĂ©es par des motifs gĂ©omĂ©triques. Lâutilisation conjointe de la laine et du coton confĂšre Ă lâensemble une trame dense et une certaine robustesse, caractĂ©ristiques du savoir-faire nomade. Les dimensions modestes du tapis suggĂšrent une piĂšce destinĂ©e Ă un usage polyvalent, sâintĂ©grant aussi bien dans des espaces domestiques rĂ©duits que dans des contextes dĂ©coratifs plus formels. La sobriĂ©tĂ© de lâornementation et la structure du tissu sont issues de pratiques artisanales transmises sur plusieurs gĂ©nĂ©rations. Le Baluch figure parmi les tapis utilitaires, dont la conception rĂ©pond avant tout Ă des impĂ©ratifs de mobilitĂ© et de pragmatisme. La sĂ©lection minutieuse des matĂ©riaux est notable, la laine Ă©tant majoritairement filĂ©e localement, la chaĂźne pouvant recourir au coton pour amĂ©liorer la stabilitĂ© de lâensemble. Si la datation du XXe siĂšcle permet de situer lâĆuvre dans la continuitĂ© dâune tradition inchangĂ©e, elle nâatteste cependant dâaucune Ă©volution stylistique radicale. La piĂšce sâinscrit donc.
Une expertise poussĂ©e serait requise pour Ă©valuer prĂ©cisĂ©ment lâĂ©tat de conservation de ce tapis. Aucun dĂ©faut ou restauration nâest mentionnĂ©, mais lâabsence dâindications dĂ©taillĂ©es conduit Ă la prudence quant Ă la prĂ©sence Ă©ventuelle dâusures, altĂ©rations ou repeints. Lâinspection directe demeure prĂ©conisĂ©e afin dâen apprĂ©cier les qualitĂ©s matĂ©rielles.