Huile sur toile attribuĂ©e Ă G. Bragolin, figure notable pour ses portraits Ă©vocateurs de lâenfance. La composition sâattache Ă isoler la silhouette dâune jeune fille, dont lâexpression, marquĂ©e par les larmes, saisit par sa gravitĂ© retenue et une palette mesurĂ©e. Le traitement pictural met lâaccent sur les jeux de lumiĂšre et la subtilitĂ© des chairs, confĂ©rant Ă la scĂšne une immĂ©diatetĂ© silencieuse et pudique. LâĆuvre sâinscrit dans le courant figuratif du XXe siĂšcle, observant une fidĂ©litĂ© stricte aux modĂšles et Ă la reprĂ©sentation Ă©motionnelle. Le choix dâun cadrage serrĂ© sâaccorde Ă lâintention narrative, faisant du visage lâunique foyer expressif du tableau. Les larges aplats et la sobriĂ©tĂ© des teintes constituent une signature identifiable Ă lâĆuvre de Bragolin et Ă ce pan du rĂ©alisme populaire europĂ©en. Par ses dimensions modĂ©rĂ©es, la toile privilĂ©gie une relation intime avec le spectateur, accentuant la charge affective de la scĂšne. LâĂ©tat de conservation et la tension Ă©motionnelle, bien prĂ©servĂ©es malgrĂ© les annĂ©es, confirment la pertinence de ce portrait dans lâĆuvre de lâartiste.
Lâexamen prĂ©liminaire indique une stabilitĂ© picturale globalement satisfaisante. La toile demeure bien tendue et le chĂąssis apparaĂźt sain, sans altĂ©rations majeures visibles Ă ce stade. Quelques lĂ©gĂšres traces dâusure ou dâanciennes manipulations sont possibles, mais lâĆuvre se prĂ©sente, dans lâensemble, dans une condition conservatoire adaptĂ©e Ă son Ă©poque.