La panthĂšre de G. Lavroff sâinscrit dans une tradition sculpturale qui interroge la puissance et lâĂ©lĂ©gance animale Ă travers la matiĂšre. Les proportions allongĂ©es et la tension perceptible du bronze suggĂšrent un Ă©quilibre subtil entre observation naturaliste et interprĂ©tation moderne. Le traitement de la surface, sobre, privilĂ©gie les volumes et lâattitude du fĂ©lin davantage que le dĂ©tail ornemental. Dans ce modĂšle, lâartiste adopte une pose en mouvement ralenti, Ă©vocatrice du pas feutrĂ© et de la vitalitĂ© intrinsĂšque du sujet. LâĂ©conomie de moyens dans la transcription de la musculature constitue un choix esthĂ©tique assumĂ©, renforçant ainsi la prĂ©sence silencieuse de lâanimal. RĂ©alisĂ©e entre le XIXe et le XXe siĂšcle, cette Ćuvre l'intĂ©rĂȘt renouvelĂ© pour la reprĂ©sentation du monde sauvage Ă lâĂšre de lâArt DĂ©co, tout en restant indĂ©pendante de tout excĂšs narratif.
LâĂ©tat de conservation requiert une Ă©valuation prĂ©liminaire. Les donnĂ©es actuellement accessibles ne suffisent pas Ă dĂ©terminer avec prĂ©cision lâintĂ©gritĂ© de la surface ni Ă dĂ©celer dâĂ©ventuelles usures. Il est conseillĂ© de procĂ©der Ă un examen sur place avant dâenvisager toute acquisition.