RĂ©alisĂ©e autour de 1950, cette paire sculptĂ©e en ivoire et en bois tĂ©moigne dâun travail dâatelier attentif Ă la tradition plastique chinoise. ReprĂ©sentant les He-He Erxian, figures allĂ©goriques incarnant lâharmonie et la joie, chaque dignitaire est traitĂ© avec une attention particuliĂšre aux vĂȘtements, aux attributs symboliques et Ă lâexpression recueillie. Lâensemble souligne la complĂ©mentaritĂ© de la composition, tant dans le dessin des silhouettes que dans le choix des matĂ©riaux polis. Le jeu subtil des matiĂšres rĂ©vĂšle un dialogue maitrisĂ© entre lâivoire, utilisĂ© pour le traitement des visages et des mains, et le bois, massif et dense, qui structure la base et les costumes. Cette bimatiĂšre participe Ă lâĂ©quilibre dâensemble, accentuant la verticalitĂ© des figures tout en valorisant la dĂ©licatesse des gestes sculptĂ©s. Le soin donnĂ© au dĂ©tail Ă©voque les pratiques traditionnelles de lâartisanat asiatique du milieu du XXe siĂšcle. La patine homogĂšne, jointe Ă quelques traces de restauration discrĂšte, suggĂšre une conservation respectueuse de lâauthenticitĂ© originelle. Ces Ă©lĂ©ments, loin de nuire Ă la lecture formelle, rappellent lâhistoire matĂ©rielle de lâobjet.
Examen prĂ©liminaire: les deux sculptures prĂ©sentent des interventions restauratrices visibles mais discrĂštes, principalement au niveau des socles en bois et sur certaines articulations dâivoire. Aucune fĂȘlure majeure nâapparaĂźt; quelques infimes usures de surface sont relevĂ©es. Les matĂ©riaux semblent stables dans lâensemble. Un examen approfondi est conseillĂ©.